
Saint Honoré
Notes de tête
Fève tonka
Notes de cœur
Vanille
Cuir
Notes de fond
Musc
Santal
La maison
En 2008, elle ouvre son propre lieu à Paris, dans le septième arrondissement, à quelques pas du musée d'Orsay. L'endroit tient autant du laboratoire que de la boutique. D'un côté ses collections, de l'autre un atelier où elle compose des parfums sur mesure, deux rendez-vous et plusieurs semaines de recherche pour une seule personne.
Cette pratique du sur-mesure irrigue tout le reste. Les collections gardent la même façon de travailler près de la peau, sans effet de démonstration, avec des matières achetées directement auprès d'artisans de la région de Grasse. Le laboratoire en compte plus de quatre cents.
Ce qui distingue cette maison n'est pas une signature reconnaissable entre toutes, mais l'inverse : une écriture qui s'efface derrière celle ou celui qui la porte.
Saint Honoré porte le nom d'une rue et d'une pâtisserie, et joue des deux. L'ouverture pose déjà la douceur : la fève tonka apporte sa chaleur amandée, l'héliotrope une poudre florale qui évoque la pâte à gâteau.
Le cœur joue le contraste. La vanille s'installe en matière, délicatement sucrée, tandis que le cuir arrive en contrepoint, souple et légèrement fumé. C'est ce décalage qui empêche la gourmandise de devenir sage et donne au parfum son allure, quelque part entre Woodstock et haute couture.
Le fond reste près du corps. Les muscs blancs et le santal lissent la composition et la rapprochent de la peau, dans un sillage que l'on découvre à mesure que la journée avance. Un parfum de proximité, plus à porter qu'à exposer.
Choisir les options
